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Comme
nous l'avons découvert au cours des épisodes précédents, Universal Music
Group (UMG) s'est associée à Inter Trust Technologies pour développer un mécanisme
d'identification - protection - distribution - gestion des oeuvres de son
catalogue. Cf www.cranberrygrove.com
La
lettre n° 26 Audiovisuel et Multimédia des services de l'Expansion économiques
aux Etats-Unis (Ministère des finances) nous informe que UMG utilise la
technologie dite META TRUST déjà adoptée par DIAMOND MULTIMEDIA pour le
lecteur MP3 RIO.
Des
"enveloppes" virtuelles dénommées DIGIBOX CONTAINERS exposent à
l'utilisateur les conditions d'utilisation - dont la reproduction - et de
paiement fixées par l'éditeur. Un contrat d'adhésion en somme.
La
DIGIBOX intègre les contrats prédéterminés par chacun des titulaires de
droits de propriété intellectuelle (auteurs, éditeurs, producteurs ...) mais
aussi de tout autre titulaire de droit (distributeur ...) A l'instar du système
IDDN.
Mais
à la différence du système IDDN, ce sont les DIGIBOXES qui circulent avec les
oeuvres (et non des oeuvres préalablement identifiées et enregistrées dans
des LEGIBOXES (?) auprès de l'organisme IDDN par les titulaires de droit afin
de mettre en circulation ces oeuvres avec un simple certificat, en fait un
contrat d'adhésion, accepté par l'utilisateur.)
Toujours
à la différence du système IDDN, pour être ouvertes les DIGIBOXES supposent
le téléchargement d'une application InterRights Point distribuée gratuitement
par INTERTRUST après enregistrement du profil utilisateur
(!). L'application Inter Rights Point n'est pas exclusive aux PC.
UMG
confie les opérations financières et la gestion des profils utilisateurs à un
seul prestataire: Reciprocal.
InterTrust
fait valoir que le consommateur devient aussi un distributeur potentiel.
Ce
sont deux concessions à la protection des libertés individuelles des personnes
privées:
1-
on cède son "profil utilisateur" pour la sécurité de la
distribution et de meilleures performances.
2-
on devient distributeur potentiel donc susceptible de substituer partiellement
ou totalement une prestation du consommateur à son paiement.
Où
l'on retrouve les mécanismes de distribution chers aux américains, du type
Amway, où l'utilisateur convaincu s'inféode au fabricant, diffuse ses produits
vers d'autres consommateurs qui eux mêmes diffusent vers d'autres consommateurs
... (Le principe même de l'Internet - du réseau - réalise un idéal pour des
distributeurs du type Amway)
Notre
droit interdit les ventes dites "à la boule de neige" (Cf Code de la
consommation L.122-6 et L.122-7)
Comme
analysé précédemment dans cette publication, on pourrait assister - mais les
ayants droit et les distributeurs peuvent demeurer sages - au développement
d'un réseau de liens personnels, archaïques et féodaux, qui se
substitueraient aux liens réels.
Les
Etats modernes et démocratiques ont émancipé l'individu en faisant la part de
ce qui est à César et de celle qui demeure à ... lui et Lui. Sagement,
l'Internet reprendrait l'histoire des civilisations: à son début.
On
peut aussi assimiler le système Digiboxes - InterRightsPoint à un système de
bornes (kiosks) où chacun des consommateurs deviendrait titulaire potentiel
d'une borne. Tant que tous les internautes n'auront pas leur système
InterRights Point, il resterait pour InterTrust et ceux qu'il diffuse un intérêt
à promouvoir les consommateurs en distributeurs ....
La
lettre Audiovisuel et Multimédia n° 26 confirme le partenariat SONY MUSIC -
MICROSOFT pour un marketing en ligne avec le système Windows Media 4.0
qui inclut un protocole de cryptage. Vraisemblablement en test dès cet été.
Quant
au SDMI et autres MADISON (au sein desquels UMG et SONY), on se réunit ... Y
prie t-on?
AG
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